dans une relation gagnante pour le collaborateur, le client et l'actionnaire.

Naissance du Lab du Management : Animax

Bonjour et bienvenue,

Cinq spécialistes de la transformation et de l’accompagnement des entreprises ont rassemblé leurs compétences et conçu ANIMAX, le premier évènement collaboratif pour innover en management, inspire des start-up week-end et des hackathons.

Osez inventer un Autre management et participez à Animax :
Du 20 novembre à 19h00 au 21 novembre 19h00 2014
Learning Lab EMLYON / Ecole Centrale
Campus Lyon-Ouest (Ecully – 69)

Pour découvrir le Learning Lab
Inscription en ligne

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POURQUOI ANIMAX ?

Nous sommes nombreux, cadres, dirigeants, consultants, formateurs, chercheurs etc, à souhaiter dépasser les modèles traditionnels de management- qui ont montré leurs limites – et inventer de nouvelles solutions qui puissent créer durablement plus de confiance, d’autonomie, d’initiative, d’innovation, de coopération, de performance pour l’Entreprise, de satisfaction et de bien-être pour l’Homme au travail.

Plusieurs initiatives sont en cours dans le monde (Gortex, Harley Davison, SOL, Favi, Poult…). Certains parlent de management collaboratif, d’autres, comme Isaac Getz, d’entreprise libérée, d’autres encore de sociocratie.
Dans tous les cas, cet « autre management » est basé sur la confiance plus que le contrôle. Les dirigeants sont focalisés sur la communication de la vision, du cap ; libre ensuite au collaborateur de trouver le meilleur moyen d’atteindre l’objectif qui le concerne. Il existe dans ces entreprises une grande liberté et une forte autonomie sur l’organisation du travail. Les décisions sont partagées et prises par ceux qui les appliqueront, au plus proche du terrain.

Le présupposé de ce management : chacun a en lui une forte capacité d’auto-motivation et des talents à mettre au service du projet collectif.En révélant le potentiel d’idée, d’action et de réussite de chacun, ces dirigeants visionnaires ont formidablement renforcé l’agilité et la compétitivité de leur entreprise.

Nous sommes assez audacieux pour penser que si nous changeons le management en ce sens, si nous permettons à chacun d’entreprendre dans sa fonction, l’entreprise se développe, et si toutes les entreprises et organisations engagent cette mutation, nous transformons notre économie et notre société.

Nous concevons Animax comme un laboratoire collaboratif, qui puisse contribuer à ce projet global de transformation et de libération du management par l’expérimentation et l’intelligence collective.

COMMENT FONCTIONNE ANIMAX ?

Animax est un atelier collaboratif innovant, basé sur des méthodologies de créativité collective par prototypagerapide, appliquées au management. Il est conçu pour inventer et produire des solutions pour un Autre management, dans une ambiance  inspirée des start-up week-end et des hackathons.

Il rassemblera durant 24 heures une quarantaine de personnes (6 équipes de 6 à 7 personnes + les facilitateurs). En 24 heures, les participants réunis en équipes produiront un support de démonstration d’une solution innovante qui puisse aider à transformer le management et créer durablement plus de confiance, d’autonomie, d’initiative, d’innovation, de coopération, de performance pour l’Entreprise, de satisfaction et de bien-être pour l’Homme au travail.

Ces solutions peuvent concerner n’importe quel domaine du management, c’est-à-dire toute action de coordination ou de pilotage de l’action collective au sein d’une organisation : recrutement, intégration,entretien annuel, partage de la vision et des objectifs, reporting, gestion du temps, promotion d’un projet en interne, identification des talents, co-développement, relations avec les partenaires sociaux, bien-être au travail, convention annuelle, team-buidling, gouvernance, information interne, dimension multiculturelle, résolution de problèmes, évaluation, management à distance, innovation, intrapreneuriat…

Elles pourront s’exprimer sous différents formats :

  • Application mobile
  • Développement web
  • Maquettes 3D
  • Vidéo
  • Story-board
  • Story-telling
  • Scénarios…

L’esprit d’Animax repose sur cinq principes partagés par les initiateurs et les participants : 

  • Le projet est ouvert à toute personne souhaitant contribuer à la transformation du management et développer sa propre pratique managériale
  • Le projet lui-même fonctionne en entreprise libérée, où chacun participe en autonomie et en coopération, en fonction de ses talents.
  • Le projet doit produire des livrables innovants, dans une démarche inspirée de l’effectuation et du prototypage rapide.
  • Le projet se déroule dans une ambiance stimulante, bienveillante, cool.
  • Le projet est open source : il participe à faire avancer la recherche et les pratiques de management, avec des solutions à la disposition de tous.

QUI SONT LES INITIATEURS D’ANIMAX ?

A l’origine d’Animax, cinq professionnels de la transformation des entreprises et des organisations, et de l’accompagnement des Hommes et des projets, qui ont souhaité mettre en commun leurs visions, expériences et savoir-faire, au service de l’innovation des pratiques managériales et de l’épanouissement des talents et des collaborateurs.

Ils animent Animax dans un cadre non lucratif, comme un outil de R&D ouvert à tous. Ils forment le collectif Animax. Voir le site ANIMAX pour découvrir le collectif.

PAF : 390 € HT

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Les 4 clés du succès d’Arnold Schwarzenegger

 

Voici un speech d’une grande inspiration, il vous prendra 40 minutes mais vous permettra de grandir et de gagner beaucoup de temps pour construire et mener à bien vos aspirations, vos projets. On n’est pas obligé d’aimer l’acteur, mais on ne peut pas rester indifférent en observant le chemin accompli par cet autrichien qui décide de devenir Mister Univers aux USA, puis acteur de cinéma à Hollywood et enfin gouverneur de Californie. Je vous invite à regarder cette vidéo pour comprendre et modéliser comment Arnold Schwarzenegger a réussi un tel parcours. Vous prendrez un grand plaisir à l’écouter et redécouvrir ses 4 règles de vie   :

  • Avoir une vision, un projet, un rêve
  • Voir grand, oser l’impossible
  • Ne pas tenir compte des critiques comme : c’est impossible, tu n’y arriveras pas…
  • Travailler dur tous les jours pour construire sa vision

Il conclut en nous suggérant de donner en retour ce que l’on reçoit et contribuer à changer le monde.

J’ai adoré…, si vous aussi, faites comme moi, relayez cet article dans vos réseaux.

Alexandre Gérard a libéré l’entreprise Chronoflex et ses 300 salariés

 

Alexandre Gérard, PDG de Chronoflex nous raconte son expérience de l’entreprise libérée. En 2009, après avoir été frappé par la crise de plein fouet et contraint à de nombreux licenciements économiques, il décide en 2010 de reprendre les choses en mains et d’adopter un management libérateur.

Un management mettant ses collaborateurs dans une posture de liberté et de responsabilité, ils sont ainsi heureux se dépasser au quotidien.

Il rencontre alors Isaac Getz et J.F. Zobrist, respectivement théoricien et praticien de l’entreprise libérée. Même si cet échange l’a déstabilisé, Alexandre Gérard y a trouvé les moyens et l’énergie pour instaurer un modèle similaire chez Chronoflex.

Dans un premier temps, Chronoflex a arrêté de manager en fonction des  3 % qui ne respectent pas les règles. Il part du constat que la plupart des règles est établie dans l’organisation par rapport aux 3 % des salariés qui auraient tendance à enfreindre les règles (vol, dégradation,…), contraignant ainsi les 97 % autres. Il décide alors de donner la parole à ses 300 salariés, de co-opter l’action collective, de laisser faire et surtout de faire confiance à l’autre. Parce que l’homme est bon.

Avant j’utilisais 1 seul cerveau pour prendre des décisions, le mien. Maintenant j’en utilise 300 et ça va mieux.

Après un bref chaos dans son organisation, de nouvelles règles ont été définies et les effectifs dits « perturbateurs » sont partis d’eux mêmes.  

  • Les équipes se sont regroupées pour construire une vision commune et des valeurs partagées : assurer la performance par le bonheur, cultiver l’amour des clients, constituer des équipes respectueuses et responsables et enfin conjuger esprit d’ouverture & ouverture d’esprit. Vision et valeurs Chronoflex

  • Les managers ont pratiqué la stratégie des petits cailloux. Ils ont demandé aux collaborateurs de rapporter tous problèmes liés à l’exercice de leur fonction. Alexandre Gérard nous en parle comme une grande bouffée d’oxygène qui a redonné confiance et motivation à ses équipes.

Un petit caillou dans une botte, ça n’est pas très grave. Mais marcher avec pendant 2h, 5 ans, 10 ans ça fait très mal !

  • Enfin, cerise sur le gâteau, ils ont supprimé tous les signes de pouvoir au sein de l’organisation pour un meilleur sentiment d’équilibre, d’équité et d’égalité. (Cf la vidéo) Plus de bureau fixe, plus de place de parking. Comme tous ses salariés, Alexandre Gérard se gare sur le parking là où il y a de la place. Intéressant !

 Tout ça parait plutôt facile, mais le dirigeant précise que le plus dur n’a pas été le travail avec ses équipes, mais celui sur lui-même. Il confesse qu’il faut prendre son courage à deux mains et s’y tenir, car le plus difficile est de préserver la liberté dans l’entreprise et ne pas céder à la tentation d’asseoir d’anciennes « stratégies de pouvoir » (strate hiérarchique).

La véritable difficulté dans une entreprise libérée est d’être leader, de descendre de la pyramide et de dire « Je suis à votre service ».

 

 

Quand l’industrie Française devient rentable ! La FAVI

Il y a 35 ans, Jean-François Zobrist prend la direction de FAVI, une entreprise industrielle, c’est une fonderie qui fabrique des fourchettes de boite de vitesses pour l’automobile. Après 9 mois d’observation de son usine, il prend un certain nombre de décisions qui l’amèneront petit à petit à totalement libérer cette entreprise.

Voici quelques exemples qui j’espère, sauront vous convaincre du bien-fondé de ce type de management :

  • Il décide de faire confiance à priori à son personnel ce qui l’amène à supprimer les postes de magasinier, pour leur confier d’autres tâches à plus forte valeur ajoutée. Chez FAVI , chacun est responsable d’aller chercher les pièces qui lui manquent dans le stock. La confiance et les éventuels vols couteront toujours moins cher que les 3 salaires chargés des magasiniers.
  • Il décide de responsabiliser les ouvriers sur le réglage de leur machine, il découvre avec surprise que cela augmente sa productivité. En effet, les régleurs avaient l’habitude de pousser leurs machines à leur maximum, celles-ci alors tombaient souvent en panne et produisaient des pièces non conformes. Les ouvriers se sont sentis responsables et se sont mis à agir en conséquence.
  • Après avoir fait évoluer les managers intermédiaires en consultants internes, Jean-François Zobrist décide de créer 15 mini-usines dans son entreprise, chacune responsable d’un client comme Renault, Peugeot… Chaque collaborateur peut alors se centrer sur la satisfaction des besoins des clients. Chaque mini-usine est pilotée par un leader qui est chargé de coordonner l’équipe.

La liste des changements que FAVI a mis en place est énorme et de grande inspiration, vous trouverez sur leur site internet une masse d’informations sur le système FAVI

En attendant voici un film qui présente la FAVI et sa culture. Si vous deviez retenir une chose c’est que ce type de management amène une très forte rentabilité ! La confiance coûte toujours moins cher que le contrôle…

Pour ceux qui souhaitent, je vous propose de participer à l’évènement « Animax », du 20 au 21 novembre 2014, le Lab du management et contribuez ainsi à la transformation du management ! Information et inscription sur le site : www.animax.management

Une nouvelle vision du management

Certains l’appellent le management collaboratif, d’autres l’entreprise libérée ou encore la sociocratie.

Je suis ravi de vous présenter cette vision du management atypique, qui sera surement la source d’inspiration et d’innovation du management du 21 siècle. David Marquet, ex capitaine d’un sous marin nucléaire de la Navy américaine nous raconte dans cette vidéo comment il a fait pour porter son équipage au plus haut rang jamais noté par les auditeurs internes de l’US Navy.

 

Son histoire est assez simple, il devait prendre le commandement du sous marin nucléaire USS OLYMPIA,  il a pendant 6 mois tout appris sur les spécificités de ce sous marin, et finalement 15 jours avant le départ on lui a confié les rênes de USS Santa Fe, le sous marin le plus mal noté par les auditeurs internes. Dans l’obligation de faire confiance à son équipage, il s’est donné comme seule prérogative, celle d’appuyer sur le bouton nucléaire en cas de guerre ; pour le reste, il a transféré le pouvoir de décision là où se trouvait l’information. Il raconte qu’en 24h00, les 135 marins à bord se sont mis à penser, à réfléchir sur ce qu’il convenait de faire pour atteindre le cap fixé dans les meilleurs conditions. Chacun se sentant responsabilisé au maximum et focalisé sur l’objectif, l’esprit d’initiative et la motivation ont décuplé à bord.

Plusieurs initiatives dans le monde de ce type de management ont été réalisées (Gortex, Harley Davison, SOL, Favi…). Certains l’appellent le management collaboratif, d’autres l’entreprise libérée, d’autres encore la sociocratie, dans tous les cas c’est un management basé sur la confiance plus que le contrôle. Les dirigeants sont focalisés à bien communiquer la direction, le cap, l’objectif ; libre au collaborateur de trouver le meilleur moyen de l’atteindre. Il existe dans ces entreprises une grande liberté et une autonomie sur l’organisation du travail. Les décisions sont souvent prises par ceux qui l’appliquent, donc très proches du terrain. Elles sont co partagées à plusieurs. Le présupposé de ce management : chacun a en lui une forte capacité d’auto-motivation, ainsi il est nullement besoin d’aller alimenter celle-ci tous les jours.

En réveillant le potentiel humain de chacun, ses patrons visionnaires ont atteint des records de rentabilité. Nous essayerons dans nos prochains articles de vous apporter des témoignages de ces manageurs libérateurs qui font le bonheur de leurs collaborateurs. Si vous vous reconnaissez (manager ou collaborateur) n’hésitez pas à nous contacter nous viendrons vous interviewer avec grand plaisir.

Pour ceux qui souhaitent, je vous propose de participer à l’évènement « Animax », du 20 (19h00) au 21 septembre (19h00) 2014, le Lab du management et contribuez à la transformation du management ! Information et inscription sur le site : www.animax.management

Raphael BALAY

5 qualités pour entreprendre d’après Oussama Ammar

Bonjour,

Oussama Ammar, entrepreneur à succès nous commente les 5 qualités selon lui pour réussir : Détermination, Courage, Imagination, être Malin (créatif en pensée divergeante) et Fidèle en amitié (personne de confiance).

Gérer son temps avec la technique RPM

Bonjour,
J’ai hésité avant de poster cette vidéo car je trouve qu’elle n’est pas parfaite dans sa réalisation (je ne regarde pas la caméra et je lis trop mon discours et je manque d’énergie), si je la poste aujourd’hui c’est pour vous encourager à oser faire même si ce n’est pas parfait. Dans bien des cas, la recherche de la perfection nous bloque et nous empêche d’avancer. C’est en faisant des erreurs, en les reconnaissant que nous encourageons notre entourage à faire de même. Alors j’OSE le faire !

Je vais vous parler d’un outil RPM (Rapide Planning Method) excellent pour : réussir vos projets ; gérer vos priorités ; gérer votre temps ; aller au bout de vos objectifs ; bref réussir…

Je vous propose d’écouter la vidéo pour vous aider à remplir le tableau ci-dessous et répondre à ses 3 questions.

  Le résultat : ce que je veux vraiment ?

Pourquoi ?
Quel est le but ?

Plan d’actions

 Formuler ce que vous cherchez à atteindre.

Formuler « pourquoi » vous souhaitez atteindre ce résultat, ce but.

Lister les actions à entreprendre qui vont vous permettre d’atteindre l’objectif.

Programmer ces actions et votre agenda

Cet exercice vous permettra de comprendre que la source de motivation d’une action s’appuie toujours sur sens de l’objectif  ; et celui-ci est compris dans la deuxième colonne : le  » pourquoi  » de l’objectif, le but.

A très vite…

« Nous sommes extraordinaires » d’après Caroline Casey

2014_01_06_09_10_50.pdf000Cette vidéo est un témoignage bouleversant qui illustre, à merveille, l’impact de nos croyances dans notre vie, sur notre leadership et dans notre façon d’entreprendre. Je souhaite qu’en 2014 vous soyez libre comme Caroline Casey, libre d’être vous même, sans étiquette, libre de construire vos rêves…

Raphael BALAY

 

Traduction du speech 

Vous souvenez-vous de ce que vous vouliez être quand vous aviez 17 ans ? Savez-vous ce que je voulais être ? Je voulais être un motard. (Rires) Je voulais conduire des voitures de course, et je voulais être une cow-girl, et je voulais être Mowgli du « Le Livre de la jungle. » Parce qu’ils étaient tous libres – le vent dans vos cheveux – juste être libre. Et à mon 17e anniversaire, mes parents, sachant combien j’aimais la vitesse, m’ont donné une leçon de conduite pour mon 17ème anniversaire. Non pas que nous aurions pu nous permettre que je conduise, mais pour me donner le rêve de conduire.

Et à mon 17e anniversaire, j’ai accompagné ma petite soeur en toute innocence, comme je l’ai toujours fait toute ma vie – ma soeur ayant une déficience visuelle – voir un ophtalmologiste. Parce les grandes soeurs sont toujours censées soutenir leurs petites sœurs. Et ma petite soeur voulait être un pilote – Dieu lui vienne en aide. Alors je faisais tester mes yeux juste pour le plaisir. Et à mon 17e anniversaire, après mon faux examen de vue , l’ophtalmo a remarqué que c’était mon anniversaire. Et il dit: « Alors, qu’allez-vous faire pour le fêter? » Et j’ai pris cette leçon de conduite, et je lui ai dit, « Je vais apprendre à conduire. » Et puis il y a eu un silence – un de ces silences terribles quand vous savez que quelque chose cloche. Et il s’est tourné vers ma mère, et il dit: «Vous ne lui avez encore rien dit? » A mon 17e anniversaire, comme Janice Ian le dirait mieux que moi, j’ai appris la vérité à 17 ans : Je suis, et ce, depuis ma naissance, officiellement malvoyante

Et vous savez, comment diable suis-je arrivée jusqu’à mes 17 ans sans savoir cela ? Eh bien, si quelqu’un dit la musique country n’est pas puissante, laissez-moi vous dire ceci : J’en suis arrivée là à cause de la passion de mon père pour Johnny Cash et d’une chanson « A Boy Named Sue » (Un garçon nommé Sue) Je suis l’aînée de trois enfants. Je suis née en 1971. Et peu de temps après ma naissance, mes parents ont appris que j’avais une maladie appelée albinisme oculaire. Et qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire pour vous ? Alors permettez-moi de vous dire, le meilleur dans tout ça Je ne vois pas cette horloge et je ne vois pas le chronométrage, Alors mon Dieu, youhou! Je pourrais prendre un peu plus de temps. Mais plus important encore, permettez-moi de vous dire – Je vais venir ici tout près. Ne panique pas, Pat. Hé.. Vous voyez cette main? Au-delà de cette main c’est un monde de vaseline. Tous les hommes dans cette salle, même toi, Steve, sont George Clooney. (Rires) Et toutes les femmes, vous êtes si belles. Et quand je veux être belle, je recule de trois pas par rapport au miroir, et je n’ai pas à voir ces lignes gravées sur mon visage qui ont été creusées par tout le temps où j’ai louché dans ma vie à cause de toutes les lumières sombres.

La partie la plus étrange, c’est que, à trois ans et demi, juste avant que j’ailles à l’école, mes parents ont pris une étrange, inhabituelle et incroyablement courageuse décision. Pas d’écoles spécialisées Aucune étiquette. Pas de limitations. Ma capacité et mon potentiel. Et ils ont décidé de me dire que je pouvais voir. Alors tout comme le Sue de Johnny Cash, un garçon à qui on a donné un nom de fille, je grandirais et j’apprendrais par expériencecomment résister et comment survivre quand ils ne seraient plus là pour me protéger, ou tout simplement quand on enlèverait tout ça. Mais plus important encore, ils m’ont donné la possibilité de croire, de croire totalement que je pouvais. Et donc quand j’ai entendu cet ophtalmo me dire toutes ces choses, un bon gros « non », tout le monde imagine que j’étais effondrée. Et ne vous méprenez pas, parce que quand j’ai entendu ça la première fois -outre le fait que je pensais qu’il était fou – j’ai senti ce coup sourd dans ma poitrine – un simple « pan. » Mais très vite je me suis remise. C’était comme ça. La première chose à laquelle j’ai pensé c’était ma maman qui pleurait à côté de moi. Et je jure devant Dieu, je suis sortie de son bureau, « Je vais conduire. Je vais conduire. Vous êtes fou. Je vais conduire. Je sais que je peux conduire. « 

Et avec la même détermination tenace que mon père m’avait inculquée depuis que j’étais enfant – il m’a appris à faire de la voile, sachant que je n’ai jamais pu voir où j’allais, je n’ai jamais pu voir le rivage, et je ne pouvais pas voir les voiles, et je ne voyais pas la destination. Mais il m’a dit de croire et de sentir le vent sur mon visage. Et ce vent sur mon visage m’a fait croire qu’il était fou et je conduirais. Et pendant les 11 années suivantes, je me suis jurée que personne ne saurait jamais que je ne pouvais pas voir, parce que je ne voulais pas échouer, et je ne voulais pas être faible. Et j’ai cru que je pourrais le faire. J’ai donc foncé tête baissée dans la vie comme seule une Casey peut le faire. Et j’étais archéologue, et puis j’ai cassé des choses. Et puis j’ai géré un restaurant, puis j’ai glissé sur des choses. Et puis j’ai été masseuse. Et puis j’ai été jardinier paysagiste. Et puis je suis allée en école de commerce. Et les personnes handicapées sont extrêmement instruites. Et puis je suis entrée chez Accenture, un cabinet de conseil international. Et ils ne savaient même pas. Et c’est extraordinaire jusqu’où le fait de croire peut vous emmener.

En 1999, après deux ans et demi à ce poste, quelque chose s’est passé – bizarrement, mes yeux ont décidé, assez. Et temporairement, de façon très inattendue, ils ont baissé.Et je suis dans l’un des environnements les plus concurrentiels au monde, où vous travaillez dur, jouez dur, vous devez être le meilleur, vous devez être le meilleur. Et au bout de deux ans, je ne pouvais vraiment voir que très peu. Et je me suis trouvée en face d’un directeur des Ressources Humaines en 1999 à dire quelque chose que je n’aurais jamais imaginé que je dirais. J’avais 28 ans. J’avais construit un personnage autour de ce que je pouvais et ne pouvais pas faire. Et j’ai simplement dit, « Je suis désolée. Je ne vois rien, et j’ai besoin d’aide.  » Demander de l’aide peut être incroyablement difficile. Et vous savez tous ce que c’est, vous n’avez pas besoin d’avoir un handicap pour le savoir. Nous savons tous combien il est difficile d’admettre la faiblesse et l’échec. Et c’est effrayant, n’est-ce pas? Mais toute cette croyance m’avait fait avancée depuis si longtemps.

Et je peux vous dire, fonctionner dans le monde des voyants lorsque vous ne pouvez pas voir, c’est un peu difficile – vraiment. Puis-je vous dire, les aéroports sont une catastrophe.Oh, pour l’amour de Dieu. Et s’il vous plaît, tous les concepteurs là-bas. Designers, s’il vous plaît levez vos mains, même si je ne peux même pas vous voir. Je finis toujours dans les toilettes des hommes. Et mon sens de l’odorat fonctionne très bien. Mais je peux juste vous dire, le petit signe pour les toilettes des hommes ou les toilettes des femmesest déterminé par un triangle. Avez-vous déjà essayé de voir ça si vous avez de la vaseline devant les yeux ? C’est une si petite chose, non ? Et vous savez comment ça peut être épuisant d’essayer d’être parfaite quand vous ne l’êtes pas, ou d’être quelqu’un que vous n’êtes pas ?

Et après avoir reconnu que je ne pouvais pas voir aux ressources humaines., ils m’ont envoyée chez un ophtalmo. Et je n’avais aucune idée que cet homme allait changer ma vie. Mais avant que j’arrive chez lui, j’étais tellement perdue. Je n’avais plus aucune idée de qui j’étais. Et cet ophtalmo, il n’a même pas pris la peine de tester mes yeux. Dieu non, c’était une thérapie. Et il m’a posé plusieurs questions, dont beaucoup étaient : « Pourquoi ? Pourquoi vous battez-vous si dur pour ne pas être vous-même ? Et vous aimez ce que vous faites, Caroline ?  » Et vous savez quand vous travaillez dans un cabinet de conseil international, ils mettent une puce dans votre tête, et vous pensez, « J’aime Accenture. J’aime Accenture. J’aime mon travail. J’aime Accenture. J’aime Accenture. J’adore mon travail. J’aime Accenture.  » Partir serait un échec. Et il a demandé : « Vous aimez ça ?  » Je ne pouvais même pas parler. J’avais la gorge tellement serrée. J’étais tellement – comment puis-je lui dire ? Et puis il m’a dit: « Que vouliez-vous devenir quand vous étiez petite ? » Mais écoutez, je n’allais pas lui dire :  » Eh bien je voulais piloter des voitures de course et des motos. » Pas vraiment adéquat à ce moment-là. Il pensait que j’étais déjà assez folle. Et comme je quittais son bureau, il m’a rappelée et il a dit : « Je pense qu’il est temps. Je pense qu’il est temps d’arrêter de vous battre et de faire quelque chose de différent.  » Et cette porte s’est fermée. Et ce silence juste devant le bureau d’un médecin, que, beaucoup d’entre nous connaissent. Et ma poitrine me faisait mal. Et je n’avais aucune idée où j’allais aller. Je n’en avais aucune idée. Mais je savais que la partie était finie.

Et je suis rentrée chez moi, et, parce que la douleur dans ma poitrine me faisait tellement mal , j’ai pensé: « Je vais aller courir. » Pas vraiment une chose très sensée à faire. Et je suis allée courir sur un itinéraire que je connais très bien. Je connais cette course si bien, comme ma poche. Je l’ai toujours courue parfaitement bien. Je compte les pas et les lampadaires et toutes ces choses que les personnes ayant une déficience visuelle ont tendance à rencontrer souvent. Et il y avait un caillou que j’ai toujours manqué. Et je n’avais jamais trébuché dessus, jamais. Et là, je pleurais et vlan, je me cogne sur mon caillou. Brisée, tombée en butant sur ce caillou à la mi-Mars en 2000 – une météo typiquement irlandaise un mercredi – triste, de la morve, des larmes partout – m’apitoyant ridiculement sur moi-même

Et j’étais à terre, et j’étais brisée, et j’étais en colère. Et je ne savais pas quoi faire. Et je suis restée assise là pendant un certain temps, « Comment vais-je surmonter ce caillou et rentrer à la maison? Car qui vais-je être? Que vais-je être?  » Et j’ai pensé à mon père, et j’ai pensé: « Bon Dieu, je ne suis tellement pas Sue maintenant. » Et je n’arrêtais pas de ressasser dans mon esprit, qu’est-ce qui s’était passé ? Où m’étais-je trompé ? Pourquoi n’avais-je pas compris ? Et vous savez ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette histoire c’est tout simplement que je n’avais pas de réponses ; j’avais perdu ma conviction. Regardez où ma conviction m’avait amenée. Et maintenant, je l’avais perdue. Et maintenant, je ne pouvais vraiment plus voir. J’étais anéantie. Et puis je me souviens avoir pensé à cet ophtalmo qui me demandait : « Que voulez-vous être ? Que voulez-vous être ? Que vouliez-vous faire quand vous étiez petite ? Aimez-vous ce que vous faites ? Faites quelque chose de différent. Que voulez-vous être ? Faites quelque chose de différent. Que voulez-vous être ?  » Et très lentement, lentement, lentement, c’est arrivé. Et c’est arrivé ainsi. Et puis, la minute où c’est arrivé ça a explosé dans ma tête et explosé dans mon cœur, quelque chose de différent, « Eh bien, que diriez-vous de Mowgli du « Livre de la Jungle ? Vous ne pouvez pas trouver plus différent que cela » Et le moment, et je veux dire le moment, le moment qui m’a frappée, Je jure devant Dieu, c’était comme ooh! vous savez – quelque chose en quoi croire. Et personne ne peut me dire non. Oui, vous pouvez dire que je ne peux pas être archéologue. Mais vous ne pouvez pas me dire, non, je ne peux pas être Mowgli, parce que devinez quoi ? Personne ne l’a jamais fait avant, donc je vais le faire. Et que je sois un garçon ou une fille n’a pas d’importance, je vais juste filer..

Et alors je me suis éloignée de ce caillou, et, oh mon Dieu, comme j’ai couru à la maison. Et j’ai foncé à la maison, et je ne suis pas tombée, et je n’ai rien percuté Et j’ai monté l’escalier en courant et il y avait un de mes livres préférés de tous les temps, « Voyages sur mon éléphant » par Mark Shand – Je ne sais pas si quelqu’un parmi vous le connait. Et j’ai saisi ce livre, et je me suis assise sur le divan en me disant, « je sais ce que je vais faire. Je sais comment être Mowgli. Je vais traverser l’Inde sur le dos d’un éléphant. Je vais être maître d’éléphants, un cornac.  » Et je n’avais aucune idée de comment j’allais diriger un éléphant. Passer de consultante internationale à cornac. Je n’avais aucune idée de comment louer un éléphant, obtenir un éléphant. Je ne parle pas hindi. Je n’avais jamais été en Inde – je n’avais pas la moindre idée. Mais je savais que je le ferais. Parce que, quand vous prenez une décision au bon moment et au bon endroit, mon dieu, cet univers rend ça possible pour vous.

Neuf mois plus tard après ce jour sur le caillou, j’ai eu la seule blind-date de ma vie avec un éléphant de 2,30 mètres appelé Kanchi. Et ensemble, nous allions faire un trek d’un millier de kilomètres à travers l’Inde.  La chose la plus puissante de toutes, ce n’est pas que je n’ai pas réussi des choses avant ça – oh mon Dieu, qui si. Mais vous savez, je croyais en des choses qui n’étaient pas les bonnes. Parce que je ne croyais pas en moi – à l’entièreté de moi, à tout ce que je suis – à tout ce que nous sommes. Savez-vous combien d’entre nous font semblant d’être quelqu’un qu’il n’est pas ? Et vous savez quoi, quand vous croyez vraiment en vous-même et à tout ce que vous êtes, c’est extraordinaire ce qui se passe.

Et vous savez quoi, ce voyage de mille kilomètres, il a permis d’amasser suffisamment d’argent pour 6000 opérations de la cataracte. 6000 personnes ont pu voir grâce à cela. Quand je suis descendue de cet éléphant, savez-vous ce qui était le plus étonnant ? J’ai plaqué mon emploi chez Accenture. Je suis partie, et je suis devenue entrepreneur social, et j’ai mis en place une organisation avec Mark Shand appelée Elephant Family, qui traite de la préservation des éléphants d’Asie. Et j’ai mis en place Kanchi parce que mon organisation devait depuis le départ porter le nom de mon éléphant, parce que le handicap est comme un éléphant dans la pièce. Et je voulais vous le faire voir de façon positive -pas de charité, pas de pitié. Mais je voulais travailler seulement et véritablement avec les dirigeants d’entreprise et de médias pour complètement redéfinir le handicap d’une manière qui soit passionnante et possible. C’était extraordinaire. C’est ce que je voulais faire. Et je n’ai jamais plus pensé à ces interdictions, ou au fait de ne pas voir, ou à tout de ce genre de rien. Il me semblait juste que c’était possible.

Et vous savez, le plus étrange : quand j’étais en route pour venir ici à TED, Je vais être honnête, j’étais pétrifiée. Et je parle, mais c’est un public incroyable, et qu’est-ce que je fais ici ? Mais alors que je venais ici, vous serez très heureux d’apprendre : J’ai utilisé ma canne blanche, parce que c’est vraiment bien de sauter les files d’attente à l’aéroport. Et je suis venue ici en étant fière de ne pas pouvoir voir. Et la seule chose, c’est que, un très bon ami à moi, m’a envoyé un SMS pendant que je venais ici, sachant que j’avais peur. Même si j’ai l’air confiante, j’avais peur. Il m’a dit, « Sois toi-même. » Et donc me voici. c’est moi, tout moi.

Et j’ai appris, vous savez quoi, les voitures et les motos et les éléphants, ce n’est pas la liberté. Être absolument fidèle à vous-même, c’est la liberté. Et je n’ai jamais eu besoin d’yeux pour voir – jamais. J’avais simplement besoin de vision et de conviction. Et si vous croyez vraiment – et je veux dire croire du fond de votre coeur – que vous pouvez faire changer les choses. Et nous avons besoin de les faire changer, parce que chacun d’entre nous – femme, homme, gay, hétéro, handicapés, parfait, normal, ou autre – chacun de nous doit être le meilleur de nous-mêmes. Je ne veux plus que personne soit invisible. Nous devons tous être inclus. Et arrêter avec les étiquettes, les limitations – laissez tomber les étiquettes. Parce que nous ne sommes pas des pots de confiture; nous sommes extraordinaires, des gens différents et merveilleux.

Merci.

 

 

 

Comment bâtir sa vie à un autre niveau (d’après David Laroche) ?

Quelles sont les clés de la confiance en soi et celles du leadership ?

Mais où est donc la confiance ?

Depuis plusieurs années, je travaille sur l’élaboration d’une charte sur la confiance. Cet outil, cette recette si compliquée à mettre en œuvre dans certaines situations et si évidente dans d’autres. La difficulté, le sublime, le subtile c’est de pouvoir être celui que l’on souhaite au moment choisi. C’est un peu pour un golfeur comme putter à un mètre du trou avec l’assurance que la balle connaît son chemin.  C’est un peu comme ne pas connaître la peur de rater son coup. C’est un peu comme si nous savions en permanence rester dans la concentration et la confiance pour réussir. Ce que le golfeur rencontre dans l’exercice de son swing, le tennisman, le footballeur… le connaisse aussi dans leur pratique. Mais qu’en est-il de vous dans vos départements, BU, où dans vos codir ? Savez-vous comment convaincre sans douter ? Savez-vous comment agir avec leadership ? Savez-vous comment oser changer ce qui doit être fait depuis longtemps mais que vous repoussez par peur du changement ou des réactions de votre environnement ? Savez-vous par ailleurs comment guider vos collaborateurs sur la voie de la confiance ? J’espère et je souhaite que cette charte pourra vous aider.

« Certaines personnes voient les choses telles qu’elles sont et se disent: pourquoi ?
Je rêve de choses qui n’ont jamais été et je me dis: pourquoi pas ? »        

Georges Bernard Shaw

La charte des promoteurs de la confiance

  1. Se fixer des objectifs, des buts atteignables. Comment avoir le sentiment de réussite si on n’a pas défini préalablement son but ?
  2. Célébrer chaque victoire. Si pour certains, réussir est normal, le célébrer permet de capitaliser la confiance recherchée.
  3. Face à l’échec : Ecoutez et remettre en perspective. Chaque échec est une opportunité de progresser et donc un petit pas vers votre réussite.
  4. Face à la difficulté, encourager l’expression des doutes, des peurs. Cela libère, banalise la difficulté pour mieux se concentrer sur les actions correctrices.
  5. Fédérer ses collaborateurs autour de projets d’entreprise ou du projet de service. Partager, communiquer, échanger sur votre vision du marché, les besoins des clients, la mission (la raison d’être de l’entreprise), les valeurs de l’entreprise, les grandes orientations du service, les objectifs. Bref donner du SENS à votre engagement.
  6. Donner de l’importance à l’autre, le valoriser. Pour cela il suffit tout simplement : d’écouter, de prendre le temps, de dire bonjour, de sourire, de répondre aux questions, de poser des questions, de regarder l’autre…
  7. Oser dire la vérité avec bienveillance mais sans complaisance. Rencontrer régulièrement ses collaborateurs pour leur donner du feed-back. Permettre à l’équipe de s’exprimer en réunion et ou en séminaire. Libérer la parole !
  8. Créer des challenges d’équipe (sportifs, culturels, humanitaires, technologiques, …) Ils permettent à chacun de se révéler, de prendre confiance dans d’autres domaines. Ils stimulent et canalisent les énergies.
  9. Faire grandir, faire évoluer. Outre les formations techniques prôner les formations sur le développement personnel.
  10. Devenir un militant de la confiance. Comme les plantes, plus on l’arrose plus elle s’épanouit.

Prochain évènement : Animax, le Lab du management du 20 au 21 novembre 2014

Du 20/11 à 19h00 au 21/11 à 19h00, venez contribuer à la transformation du management ! Information et inscription sur le site : www.animax.management

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